2013, la tendance de l'éphémère !

Loi de l'éphémère by decryptages.net
L'effet mer, symbole de la tendance à l'éphémère

 

Fin 2012, toute la planète avait les yeux rivés sur le 21 décembre, histoire de vérifier la thèse des Mayas sur la fin du monde. Quelle catastrophe peut-on imaginer plus grande pour accaparer l’attention et marquer l’histoire de l’humanité ? Aucune ! Et pourtant, une semaine plus tard, le monde fêtait le réveillon 2013 en se tortillant sur Gangnam Style, le tube qui a crevé le plafond du milliard de vues sur Youtube. À quelques jours près, la fameuse fin du monde des Mayas était bel et bien passée aux oubliettes. C’est dire à quel point tout va trop vite aujourd’hui. Certaines histoires mettent du temps à s’effacer, comme l’affaire DSK subtilement entretenue pour nourrir les choux gras des médias et de quelques hommes politiques, mais la plupart des événements marquants sont de plus en plus soumis à cette terrible loi. Celle de l’éphémère qui se prononce comme « l’effet mer » illustrant ces sculptures sur le sable qui s’effacent au moindre passage des vagues.

 

 

L’évolution de la communication digitale est loin d’être étrangère à ce nouvel état d’esprit. Le fonctionnement des réseaux sociaux à plein régime et la facilité de partage de l’information ont conduit à la prolifération de celle-ci. Nous entrons dans une ère d’information à la chaîne, où chaque actualité vient en chasser une autre. Une époque où l’innovation d’aujourd’hui est condamnée à être désuète demain, où le scoop du matin est vite absorbé par les événements du lendemain et ainsi de suite. Dans ce contexte, comment faire durer la notoriété d’une marque, la visibilité d’un produit, l’intérêt d’un film, la médiatisation d’un événement, la valeur d’un message ?

 

Si la production du buzz conserve encore une bonne part de mystère, elle attire toutefois notre attention sur l’importance capitale que peut revêtir la qualité d’une information pour sortir du lot. Seule la qualité peut rivaliser avec l’abondance. Que ce soit au niveau de l’information elle-même ou au niveau de la manière dont elle va être servie. Une information banale et mal structurée a de fortes chances de passer à la trappe. Aucun intérêt pour le cerveau qui doit ménager ses espaces de mémorisation. Une information capitale mais mal servie risque également de subir le même sort, sauf si elle est reprise par un samaritain malin sous une forme décalée, originale, plus attractive. Moralité, la théâtralisation reste tout de même une bonne réponse pour valoriser un événement. Ce qui ne l’empêche pas d’être soumise à la même loi, celle de l’éphémère !

 

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Commentaires : 1
  • #1

    PUGET Simon (mercredi, 27 mars 2013 16:03)

    Bonjour,

    Un article très intéressant.
    Je me permets de rebondir avec un décryptage très pertinent de cette tendance de l'éphémère par Gilles Lipotevsky http://www.youtube.com/watch?v=e4hY7nYe5M4